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LE CHATEAU

Le château féodal se situe sur une motte au Nord Ouest du village, l’entrée encore existante se trouve à l’Est. Des archives témoignent :

-       d’un donjon carré ; servant plutôt de tour d’observation que de maison d’habitation du seigneur.

-       d’une cheminée monumentale au lourd manteau de pierre sans ornements, dans laquelle on pouvait brûler un arbre entier.

-       d’un puits

Le château et le bourg étaient entourés de remparts. L’accès au bourg se faisait par deux portes : porte d’Aouta au Sud, porte de Cers au Nord (Aouta et Cers désignant les deux vents dominants de la région).

Au fil des années, les pierres des murs et de la tour du château en état de démolition furent utilisées pour la construction des grandes fermes avoisinantes.

 

En 1964, l’emplacement du château étant devenu insalubre, envahi de ronces et de broussailles, la municipalité décida de faire de ce terrain un terrain de sport bitume. Deux poteaux de basket et un bac à sable furent installés et profitèrent aux écoliers. On lui donna le nom d’Albert Guiraud,  peintre enlumineur,  bienfaiteur pour la commune en faisant don d’un  tableau à la mémoire des soldats de Le Cabanial morts pour la France pendant la guerre 1914 -1918, tableau exposé dans l’église.

 

Dans les années 1980, de nombreuses municipalités équipèrent la commune d’un terrain de tennis. L’emplacement choisi par l’équipe municipale fut le terrain de sports. C’est certainement l’unique terrain de tennis en France qui possède une telle entrée.

 

LES ÉGLISES

Jusqu'à la Révolution, la commune possédait trois églises et une chapelle. Une au cœur du village, une autre dans lehameau de Gouyres, une au cimetière de Saint-Jean, la dernière dans le hameau de Choples. Ainsi le diocèse nomma, début XVIIème, un vicaire pour assister le curé, ils s'installèrent dans le presbytère près du château. Un des vicaires les plus célèbres fut Antoine Bilières. Il était très attaché à cette paroisse et ne voulait plus la quitter. Il mourut à l’âge de cent ans en 1745 et fut inhumé dans le chœur de l’église, côté Evangiles.

 

A la Révolution, l'église Saint Etienne de Choples, hameau situé sur les limites de Saint-Félix, Saint-Julia et Auriac sur Vendinelle, fut détruite.  Les archives du diocèse de Toulouse mentionnent une visite en 1685 par les représentants diocésains et en 1724, le 23 janvier, le Baptême d'une cloche, pesant 187 livres, portant la devise « Domine libere nos ». La fonte et le port coûtèrent 37 livres. Il ne reste rien ni de l'église, ni du cimetière. Un sarcophage a été découvert dans un champ avoisinant, il est exposé au musée Saint-Raymond de Toulouse.

 

L'église de Gouyres est mentionnée dans des écrits de 1589 sous le nom « église Notre Dame de Firmenx ». Les quatre fenêtres en voûte sur la façade sud laissent à penser que le hangar de la ferme de Gouyres pourrait être l'ancienne église. Le cimetière se trouvait dans un champ au sud-est.

 

Les archives témoignent en 1723 d’une chapelle en  ruines au cimetière de Saint-Jean, dont les pierres servirent à la reconstruction du clocher du village.

 

L'église du village date du XVIème siècle. En 1851, elle menaçait de s’écrouler, le Conseil Municipal proposa de la restaurer. Mais après études, celle-ci n’étant pas réparable, un projet de reconstruction fut lancé. Seuls, la sacristie et la chapelle de la vierge sont de l’église primitive. A cette époque, la commune avait 547 habitants, le Conseil Municipal était de 12 membres. A savoir Benjamin Guiraud, maire, Hugues Granier adjoint, Bernard Varennes, Jean-Pierre Marquier, Justin Bonhoure, Jean-Pierre Mercier, François Valette, Pierre Escoffre, Jean-pierre Escourbiac, Auguste Escoffre, François Arquier, Jacques Escourbiac.

Elle est dédiée à Saint Jean Baptiste, une chapelle et un autel marqué de ses initiales lui sont dédiés.

                 

Les marches de la porte d’entrée sont en pierre de taille de Saix, ainsi que la marche qui supporte la balustrade de la table de Communion, de même que les marches de l’autel.

Les vitraux représentent la mort de Saint Joseph (XVIIIème siècle) et l’Assomption.

À  l'entrée de l'église se trouve une huile sur toile du peintre sculpteur Georges Guiraud, propriétaire du château de Gouyres. Ce tableau représente la passion du Christ et le calvaire subi par les poilus de la première Guerre Mondiale. Les hommes de la commune  morts pour la France figurent de part et d'autre de la toile.

En 2006 la municipalité a entrepris la rénovation de cette église. Des fresques décoratives ont été rénovées, une partie d’entre elles ont été découvertes lors de cette rénovation et laissées en l’état, leur datation n’est point déterminée.